vendredi 26 avril 2024

III - 1.5) Allah n'est ni tout-puissant ni omniscient

 Allah dans le coran a des comportements qui ne sauraient être attribués à un dieu tout-puissant et omniscient car leur existence même impose le fait qu’Allah soit limité dans ses actes et ses pouvoirs :

 

§  « Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu'il ne leur imposât la rébellion et la mécréance. » (18 : 80)

Ici El Khidr, qui a tué un enfant guidé par la sagesse d’Allah, affirme qu’ils ont craint. Si c’est la sagesse d’Allah qui l’a guidé il ne peut y avoir de doute mais uniquement de la certitude car Allah est connaisseur de toutes choses. Comment alors pourrait-il craindre quoi que ce soit en sachant que le terme craindre implique une incertitude sur ce qui va se passer ou non. L’utilisation du mot craindre implique que ce garçon allait peut-être devenir mécréant. Comment Allah peut-il ne pas en avoir la certitude ? Et il faut ajouter que le terme de crainte contient une notion de peur, Allah aurait donc eu peur de quelque chose venant d’une de ses créature ? C’est surprenant pour un dieu tout puissant. Si pour contre-argumenter il faut arguer que par l’expression « nous avons craint » il fallait comprendre « nous savions », alors ce serait reconnaître l’imperfection du coran car le terme utilisé laisse clairement supposer des limitations à Allah et n’est donc pas le plus adapté. Ce serait ainsi reconnaître, je le crains, qu’Allah a fait une erreur. Donc soit il est faillible car il craint quelque chose, soit il est faillible car sa parole n’est pas parfaite.

 

§  « Ô vous qui croyez! Evoquez Allah d'une façon abondante, et glorifiez-Le à la pointe et au déclin du jour. C'est lui qui prie sur vous, - ainsi que Ses Anges -, afin qu'Il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière; et Il est Miséricordieux envers les croyants. » (33 : 43)

Ici Allah affirme prier sur les croyants ce qui est inconcevable et incohérent. Pour rappel la notion de prière implique de demander son intercession à une force supérieure. Mais alors qui donc Allah peut-il bien prier lui qui est le créateur de toutes choses ? Une telle conception est incompatible avec la notion même de dieu unique et tout puissant. En outre la notion de prière est utilisée pour demander que quelque chose soit exaucé, en l’occurrence ici sortir des ténèbres, mais l’on prie lorsque l’on n’est pas sûr d’obtenir ce que l’on désire. Allah, lui, qui sait tout et pour qui tout est possible ne devrait pas avoir besoin de prier pour obtenir quoi que ce soit.

 

§  « Ceux-là qui dirigent leurs calomnies contre les croyants qui font des aumônes volontaires et contre ceux qui ne trouvent que leurs faibles moyens (à offrir), et ils se moquent alors d'eux. Qu'Allah les raille. Et ils auront un châtiment douloureux. » (9 : 79)

Pour rester dans la thématique de la prière il faut rappeler que les mots sont la parole d’Allah, or ici on dirait qu’Allah se prie lui-même de railler les calomniateurs. Le fait qu’Allah demande quelque chose à Allah est totalement vide de sens.

Ces comportements anthropomorphisent complètement Allah en lui donnant un comportement inapplicable à un dieu tout puissant mais totalement envisageable pour un être soumis aux contingences du doute, du manque de savoir et de l’impuissance partielle. Un tel être ne saurait donc être le Dieu unique, créateur de toutes choses, omniscient et omnipotent.

jeudi 25 avril 2024

III - 1.6) Le paradis est un fantasme ridicule pour lobotomisé

 Le Paradis, tout comme l’enfer, est l’un des leviers principaux mis en avant pour obtenir l’obéissance à Allah et son messager. Le paradis tel que promis par Allah à ses adeptes fidèles est une imagerie insensée et ridicule.  Au-delà du fait que s’il a créé le paradis sans que le mal ne puisse y entrer pourquoi donc a-t-il créé ce bas-monde auparavant si ce n’est par volonté sadique de faire souffrir pour récompenser seulement ceux qu’il a choisi, la récompense elle-même semble bassement terre à terre. La description du paradis correspond plus à ce dont pouvaient rêver des bédouins rustres du désert arabe au 7ème siècle qu’à ce que d’autres peuples auraient pu rêver, ou même à une apothéose transcendante pour les âmes humaines. Le paradis est décrit comme un jardin où l’eau les fruits et le miel coulent en abondance, où l’on peut manger la chair de l’oiseau que l’on désire, où de l’ombre protège de la chaleur, où les richesses de ce monde sont enfin accessibles à tous, où les croyants vivent dans des palais (« avec des tapis » très important) et où leurs désirs sexuels seront comblés par les houris aux seins arrondis. D’ailleurs les descriptions du paradis dans le coran semblent bizarrement assez redondantes, ce qui est étrange pour un lieu de félicité éternelle où tout peut être accessible. Les croyants sincères et fidèles seront récompensés avec des houris toujours vierges avec lesquels ils pourront avoir des relations sexuelles à volonté.

En outre il est souvent précisée que les récompensés auront de l’or, de l’argent, des richesses, mais en quoi être riche peut-il être une récompense au paradis, y’a-t-il là bas des choses à vendre ? On ne parle pas là de biens matériels pouvant avoir un usage mais de richesse en tant que tel, et comment recevoir de la richesse financière pourrait être d’une quelconque utilité dans un lieu où le croyant connait déjà la félicité. Ce genre de promesses est clairement un appât pour donner envie à des gens pour qui, ce qui peut se comprendre, la richesse en or indique l’apogée de la situation enviable telle qu’ils la conçoivent car sur terre avoir de l’or signifie avoir les moyens de s’offrir tout ce dont on a besoin et même plus. Au paradis cela n’a aucun sens.

Les descriptions du paradis sont assez dispersées tout au long du coran mais globalement cela ressemble à une soirée entre potes allongés sur des divans à profiter du moment présent en mangeant, buvant et regardant des femmes, il est vrai qu’une telle description peut-être vue comme une certaine idée du bonheur, je ne le nie pas, mais cela semble quand même extrêmement matérialiste et inspiré par des réalités perceptibles plus que transcendés par la magnificence d’Allah et de ce qu’il offre, malgré ce verset qui en promet un peu plus :

« Allah a promis aux croyants, hommes et femmes, des jardins sous lesquels coulent les rivières pour y habiter, et de belles demeures dans des jardins de félicité éternelle. Mais la plus grande félicité est l’agrément d’Allah : c’est la félicité suprême » (9 : 72)

Quand il parle des récompenses spécifiques Allah mentionne spécifiquement les hommes, par contre à aucun moment il n’est fait allusion à la récompense de la femme au paradis. On sait que les croyantes pieuses y sont promises et qu’elles auront accès aux jardins et aux demeures, qu’elles seront subjuguées par l’agrément d’Allah, mais contrairement aux hommes on ne leur connait pas de récompenses spécifiques. Auront-elles elles aussi le droit de jouer avec des houris ?

Certains hadiths sahih parlent aussi d’intercession de croyants pour paradis pour y faire entrer des personnes qui leur sont chères, cela signifie-t-il qu’Allah est injuste et que ce ne sont pas uniquement les actions et les intentions qui permettent d’être digne d’entrer en son paradis. Il y a la une injustice réelle car si deux personnes ne sont pas jugées de la même manière en raison de l’intercession de proches plus ou moins pieux et méritant, comment Allah peut-il prétendre être juste ?

Au paradis les croyants seront également rendus égoïstes et insensibles en assistant au châtiment de certains de leurs compagnons et amis qui brûlent en enfer et seront même amers envers eux, sans trace de compassion, ainsi que le présentent les versets suivants :

«Puis les uns se tourneront vers les autres s'interrogeant mutuellement. L'un d'eux dira: «J'avais un compagnon qui disait: «Es-tu vraiment de ceux qui croient? Est-ce que quand nous mourrons et serons poussière et ossements, nous aurons à rendre des comptes?» Il dira: «Est-ce que vous voudriez regarder d'en haut?» Alors il regardera d'en haut et il le verra en plein dans la Fournaise, et dira: «Par Allah! Tu as bien failli causer ma perte! » (37 : 50 – 56)

Si le paradis pousse à être insensible à la souffrance atroce de ses amis parce qu’ils ont dans leur vie commis des erreurs, je ne tiens pas à prendre place dans un tel endroit qui ferait de moi quelqu’un de si insensible et qui n’est certainement pas un lieu ou aucune souillure de l’âme n’est possible. Ou alors c’est qu’aucune âme même n’y est possible et que les bienheureux du paradis ne sont que des robots sans identité uniquement téléguidés par les caprices divins. Et s’il plaît à Allah qu’on ne se révolte pas de la punition éternelle et atroce de certains qui ont juste eu le tort de n’être pas d’accord avec lui c’est qu’Allah n’a pas une once de la miséricorde dont il se prétend pourtant le mieux pourvu.

mercredi 24 avril 2024

III - 1.7) L'enfer est une prison mentale

 Plus encore que le paradis peut-être l’enfer est décrit à répétition dans le paradis, avec force détails et une imagination débordante dans l’horreur de ce que l’on peut faire subir à l’être humain.

Avant de nous attarder sur le sadisme de ces punitions il faut revenir sur la notion même d’enfer. Je ne doute certes pas que certaines personnes ont commis sur terre des choses innommables et tellement affreuse qu’on ne peut leur pardonner. Mais il faut toutefois mettre en perspective le caractère temporel d’une vie humaine face à l’éternité de la punition. Comment en toute justice peut-on punir quelqu’un éternellement pour une chose qui s’inscrit dans une durée déterminée. En outre il pourrait être possible de comprendre que la punition puisse être extrêmement longue pour des violeurs d’enfant par exemple, des génocidaires, des gens qui ont fait des choses affreuses. Mais dans l’enfer d’Allah les gens qui seront les plus punis seront les hypocrites. Des gens qui faisaient semblant de croire en Allah mais qui n’étaient pas sincères. Donc la punition la plus terrible sera pour des gens qui ont commis un délit d’opinion, sans même en plus l’avoir mis en pratique en apostasiant et prenant fait et cause contre l’islam. Les personnes les plus sévèrement châtiées, sans même un espoir de pardon divin, devant les cannibales et les tortionnaires de bébés, seront des gens qui ont commis pour seul délit celui de ne pas croire, quel que chose qui ne dépend même pas d’eux en définitive car la foi ne se commande pas et en plus selon les propos mêmes du coran Allah guide et égare qui il veut.

Allah n’a donc, malgré toute la miséricorde qu’il professe, aucune compassion pour quelqu’un qui a pensé autre chose que ce que lui estime juste. Une personne sur terre punissant de manière immodérée quelqu’un juste pour le crime de ne pas l’aimer ou de ne pas lui accorder suffisamment d’importance serait vue à juste titre comme un tyran odieux, ou un enfant de trois ans, immature, voulant attirer l’attention de sa mère. Mais cet individu, aux réactions si ignobles, est selon le coran le dieu omniscient et omnipotent qui nous a créés et qu’il faut admirer, révérer et remercier, très peu pour moi.

Mais voyons donc à quoi seront soumis ces horribles personnes qui ont commis des vices horribles comme ne pas être d’accord, entrer aux toilettes du pied gauche, avoir une goutte d’urine sur son caleçon, manger de la main gauche ou encore boire debout ?

« Quant aux coupables, ils demeureront éternellement dans le châtiment de l’Enfer, qui ne leur sera jamais diminué, et où ils seront voués au désespoir.  Nous ne les avons point lésés : ils se sont plutôt fait du tort à eux-mêmes.  Et ils crieront : « Ô Malik !  Que ton Seigneur nous achève ! »  Mais il dira: « Vous êtes ici à jamais. »  Certes, Nous vous avons apporté la vérité; mais la plupart d’entre vous détestent la vérité. » (43 : 74-78)

« Certes, ceux qui ne croient pas en Nos révélations, Nous les ferons entrer dans le Feu. Chaque fois que leur peau se sera consumée, Nous leur en donnerons une autre en échange, afin qu’ils goûtent au châtiment. Certes, Dieu est Puissant et Sage. » (4 : 56)

« Et il leur sera versé sur la tête, (en Enfer), un liquide bouillant qui fera fondre leurs entrailles et leur peau. » (22 : 19-20).

« Au Jour de la Résurrection, Nous les rassemblerons tous en les traînant sur leur visage, aveugles, muets et sourds. L’Enfer sera leur demeure ; chaque fois que son feu s’affaiblit, Nous en accroissons l’ardeur. » (17 : 97)

« Et ce jour-là, tu verras les coupables, enchaînés les uns aux autres, leurs tuniques seront de goudron et le feu couvrira leurs visages. (Tout cela) afin qu'Allah rétribue chaque âme de ce qu'elle aura acquis. Certes Allah est prompt dans Ses comptes. » (14 : 49 – 51)

« Si [seulement] les mécréants connaissaient le moment où ils ne pourront empêcher le feu de leurs visages ni de leurs dos, et où ils ne seront point secourus. Mais non, cela leur viendra subitement et ils seront alors stupéfaits; ils ne pourront pas le repousser et on ne leur donnera pas de répit. » (21 : 39 – 40)

Comment un Dieu plein de bonté et de miséricorde peut-il faire preuve d’autant de sadisme dans sa punition ? La question de sa prétendue bonté et des sa miséricorde ne peut que se poser face à une telle horreur, d’autant plus que les menaces d’enfer et les descriptions des châtiments et des péchés qui y conduisent sont l’une des thématiques majeures du coran. Allah est obsédé par la punition qu’il infligera à ceux qui transgresse ses lois, même par la pensée. La présence obsédante de telles thématiques a un effet puissant sur le cerveau et l’endoctrinement : ceux à qui on répète inlassablement, et qui récitent plusieurs fois par jours depuis l’enfance lors de leurs prières, les punitions atroces auxquelles seront soumis les transgresseurs les intègrent comme véridiques et en restent terrifiés à vie. La peur de l’enfer est bien souvent une peur d’enfance qui ne quitte jamais réellement l’adulte et elle est si bien implantée que le croyant la craint en permanence, même lorsqu’il n’y pense pas. Le rédacteur du coran a ainsi trouvé la meilleur manière de conserver les individus soumis et obéissants, non par la menace directe mais l’auto-persuasion. Ils sont devenus eux-mêmes leurs propres geôliers en laissant ces punitions gangréner leur conscience, leur imaginaire, leur cerveau par leur horreur et leur réflexion, leur moralité même en est altérée. On peut en venir à accepter ce qu’on ne cautionne pas au fond tout simplement parce qu’Allah le veut, que contredire Allah est la porte de la mécréance et que la mécréance mène à l’enfer.

D’ailleurs il serait intéressant de savoir combien de musulmans agissent en obéissance au dogme parce qu’ils aiment Allah et combien parce qu’ils craignent l’enfer. Un dieu omnipotent n’aurait-il pas pu trouver une manière plus noble de faire adhérer ses créatures à sa volonté. Il est parfois dit que la plus grande ruse du diable est de faire croire qu’il n’existe pas, on pourrait dire que la plus grande ruse de Dieu est de faire croire que le diable et son enfer existent.

mardi 23 avril 2024

III - 1.8) Le coran a repris des écrits humains

Le coran est censé être la parole d’Allah révélée aux hommes par l’entremise de son messager, or dans les faits il s’avère qu’un nombre important de ses versets sont en fait la reprise de propos talmudiques antérieurs. Le talmud n’est pas, pour les juifs, une révélation divine mais bel et bien une forme d’exégèse des textes bibliques, soit une réflexion humaine sur la révélation divine qu’ils déclarent avoir reçue. Trouver dans le coran des textes issus ou inspirés des révélations précédentes (ancien et nouveau testament) n’entrerait pas en conflit avec le concept du coran comme révélation divine car on pourrait concevoir qu’Allah reprend des révélations qu’il a déjà faites, mais ce n’est pas le cas si cette inspiration vient du talmud qui est un recueil de textes entièrement d’émanation humaine. Cet état de fait remet donc en cause la divinité même du texte coranique car on en trouve des sources dans des textes écrits par des hommes de chair et de sang. Ainsi, à titre d’exemple mais de manière non exhaustive, on peut citer les versets suivants et leur correspondance talmudique :

 

§  « C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu'en dépit de cela, beaucoup d'entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre. » (5 : 32)

 

« Si Dieu a créé un seul homme, c'est pour t'enseigner que quiconque détruit une seule vie (d'Israël) la Thora le considère comme s'il avait détruit le monde entier. Mais quiconque, sauve une seule vie (d'Israël) est considéré comme s'il avait sauvé le monde entier. (…) » (michna sanhedrin 4 : 5)

 

Cet exemple est d’autant plus parlant qu’ici Allah cite ses sources en parlant d’une révélation qu’il aurait faite au peuple d’Israël comme si ces mots étaient initialement de son émanation alors que dans les faits leur inspiration vient de réflexions écrites par des rabbins et non du texte biblique lui-même. Il semble donc logique de croire que le rédacteur humain du coran a confondu des textes humains juifs qu’il connaissait avec une révélation biblique et s’en est inspiré en précisant la source, ce qui met encore plus en lumière cette erreur.

 

§  « Ce jour-là, Nous scellerons leurs bouches, tandis que leurs mains Nous parleront et que leurs jambes témoigneront de ce qu'ils avaient accompli. » (36 : 65)

« Et le jour où les ennemis d'Allah seront rassemblés en masse vers le Feu... Puis on les poussera [dans sa direction]. Alors, quand ils y seront, leur ouïe, leurs yeux et leurs peaux témoigneront contre eux de ce qu'ils œuvraient. » (41 : 19 – 20)

 

« Les membres mêmes d’un homme portent témoignage contre lui car il est dit : « Vous-mêmes êtes mes témoins dit le Seigneur » » (talmud taanith 11)

 

§  « Et les femmes divorcées doivent observer un délai d'attente de trois menstrues » (2 : 228)

 

« De même toutes les autres femmes ne doivent pas se fiancer ni se marier avec trois mois, qu’elles soient vierges ou non, divorcées ou veuves, mariées ou fiancées. » (michna yebamot 4.10D)

 

§  L’histoire du refus du Sheytan de se prosterner devant l’Homme à la demande de Dieu car lui était fait de feu et l’Homme d’argile, plusieurs fois citée dans le coran est inspirée de plusieurs textes talmudiques (bereshit rabba 8 et 10)

 

§  L’existence des sept cieux souvent cités dans le coran se retrouve initialement en chagigah 12b : « Il y a sept firmaments, et ils sont les suivants : Vilon, Rakia, Sheḥakim, Zevul, Ma'on, Makhon et Aravot. La Guemara continue d'expliquer le rôle de chaque firmament »

 

§  « Après que Caïn ait tué Abel, le corps gisait sur la terre, car Caïn ne savait pas comment s'en débarrasser. Alors le Saint, béni soit-Il, choisit deux oiseaux purs et fit que l'un d'eux tue l'autre. L'oiseau survivant a creusé la terre avec ses serres et a enterré sa victime. Caïn a appris de cela quoi faire. Il creusa une tombe et enterra Abel. » (midrash tanchuma  berechit 10)

 

« Puis Allah envoya un corbeau qui se mit à gratter la terre pour lui montrer comment ensevelir le cadavre de son frère. Il dit: «Malheur à moi! Suis-je incapable d'être, comme ce corbeau, à même d'ensevelir le cadavre de mon frère?» Il devint alors du nombre de ceux que ronge le remords. » (5 : 31)

 

§  « Teraḥ était un adorateur d’idoles [et un vendeur d’idoles]. Une fois, il partit quelque part et installa Abraham comme vendeur à sa place. Une personne viendrait chercher à acheter. Il [Abraham] lui disait : 'Quel âge as-tu ?' Il lui disait : 'Cinquante ou soixante ans.' Il lui disait : 'Malheur à cet homme qui a soixante ans et qui cherche à se prosterner.' lui-même devant quelque chose qui date d'un jour.» Il aurait honte et s'en irait. Une fois, une certaine femme est venue, portant à la main un plat de farine fine. Elle lui dit : « Tiens, offre-le-leur devant eux. » Il se leva, prit une massue à la main, brisa toutes les idoles et remit la massue dans la main de la plus grande d'entre elles. Quand son père arriva, il lui dit : « Qui leur a fait cela ? » Il lui dit : « Je ne te mentirai pas, une certaine femme arriva, portant à la main un plat de fine farine. Elle m'a dit : Tiens, offre-le-leur devant eux. Je l'ai proposé devant eux. Celui-ci [idole] a dit : Je mangerai d'abord, et un autre a dit : Je mangerai d'abord. Cette grande idole, qui se tenait parmi eux, s’est levée, a pris le club et les a brisés. » (bereshit rabba 38)

 

« En effet, Nous avons mis auparavant Abraham sur le droit chemin. Et Nous en avions bonne connaissance. Quand il dit à son père et à son peuple: «Que sont ces statues auxquelles vous vous attachez? » ils dirent: «Nous avons trouvé nos ancêtres les adorant».  Il dit: «Certainement, vous avez été, vous et vos ancêtres, dans un égarement évident». Ils dirent: «Viens-tu à nous avec la vérité ou plaisantes-tu?» Il dit: «Mais votre Seigneur est plutôt le Seigneur des cieux et de la terre, et c'est Lui qui les a créés. Et je suis un de ceux qui en témoignent. Et par Allah! Je ruserai certes contre vos idoles une fois que vous serez partis». Il les mit en pièces, hormis [la statue] la plus grande. Peut-être qu'ils reviendraient vers elle. Ils dirent: «Qui a fait cela à nos divinités? Il est certes parmi les injustes». (Certains) dirent: «Nous avons entendu un jeune homme médire d'elles; il s'appelle Abraham». Ils dirent: «Amenez-le sous les yeux des gens afin qu'ils puissent témoigner. » (Alors) ils dirent: «Est-ce toi qui as fait cela à nos divinités, Abraham?» Il dit: «C'est la plus grande d'entre elles que voici, qui l'a fait. Demandez-leur donc, si elles peuvent parler». (21 : 51 – 63)

 

La liste est encore longue de ce type de reprise de textes d’origine humaine ne se basant pas sur des éléments divins ou une révélation préalable et ajoutés dans le coran comme parole d’Allah ou éléments historiques, que ce soit chez les exégètes juifs, chrétiens, ou d’autres religions. Le fait de reprendre pour vrai ce qui n’est qu’histoires et inventions venues de réflexions humaines ne peut donc qu’abonder dans le sens d’un coran non divin mais humain. Le rédacteur du coran a cru que certaines réflexions religieuses et inventions théologiques étaient issues de révélations précédentes et les a inclus dans son texte en supposant que cela renforcerait l’aspect héritage des religions abrahamiques précédentes alors que ça ne fait que l’infirmer au contraire.

dimanche 21 avril 2024

III - 1.9) Le coran a repris des mots et des idées d'un compagnon

 Allah, qui est un être divin, intemporel et suprême, reprend des mots et des idées qu’Omar Ibn Khattab a exprimées devant le prophète de l’islam.  Cela est indiqué dans le hadith sahih suivant :

Anas a raconté : Umar a dit : « J'étais d'accord avec Allah sur trois choses », ou a dit : « Mon Seigneur était d'accord avec moi sur trois choses. J'ai dit : « Ô Apôtre d'Allah ! Voudrais-tu prendre la station d'Abraham comme lieu de prière. J'ai également dit : "Ô Apôtre d'Allah ! De bonnes et de mauvaises personnes te rendent visite ! Veux-tu ordonner aux mères des croyants de se couvrir de voiles." Ainsi, les versets divins d'Al-Hijab (c'est-à-dire le port du voile aux femmes) ont été révélés. J'ai appris que le Prophète avait blâmé certaines de ses épouses, alors je suis entré chez elles et leur ai dit : « Vous devriez soit arrêter (de troubler le Prophète), soit sinon Allah donnera à Son Apôtre de meilleures épouses que vous. Quand je suis arrivé vers l'une de ses épouses, elle m'a dit : 'O 'Umar ! L'Apôtre d'Allah n'a-t-il pas de quoi conseiller ses épouses, pour que vous essayiez de les conseiller ?' " Alors Allah révéla : "Il se peut que s'il divorce de vous (tous), son Seigneur lui donnera à votre place des épouses meilleures que vous les musulmans (qui vous soumettez à Allah).." (66.5) (sahih Bukhari 4483)

Ici Allah se conforme donc aux souhaits d’Omar pour donner ses règles. On pourrait arguer qu’il ne fait que répondre au contexte mais cela donne quand même l’idée d’un dieu qui se conforme à ce que demande un homme. Connaissant l’orgueil et l’intolérance d’Allah à tout ce qui a trait à de la concurrence à son égard c’est difficilement crédible. En outre Allah ne se contente pas de suivre les désirs d’Omar, dans le cas de l’admonestation des épouses de Mohammed ce sont les mêmes mots qu’Omar a prononcé qui sont repris dans le coran. La parole d’un homme serait donc agrée comme pouvant être intégrée dans un texte divin ? Cela sous-entend qu’un  homme aurait pu être capable d’écrire une partie (même réduite) du coran qui est pourtant présenté comme inimitable par Allah lui-même.

samedi 20 avril 2024

III - 2) Problèmes logiques

Dans une deuxième partie je mettrai en avant les aspects strictement logiques qui à mes yeux invalident l'existence d'Allah.

vendredi 19 avril 2024

III - 2.1) Le coran est un livre contradictoire

 Le coran est un livre qui est chargé de contradictions, certaines seront abordées en détail dans les points suivant mais nous allons en lister quelques unes dès à présent, à commencer par la notion de versets abrogeants et abrogés. Allah reconnait lui-même que certains de ses versets en remplacent d’autres :

§  « Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu'Allah est Omnipotent? » (2 : 106)

 

§  « Quand Nous remplaçons un verset par un autre - et Allah sait mieux ce qu'Il fait descendre - ils disent: «Tu n'es qu'un menteur». Mais la plupart d'entre eux ne savent pas. » (16 : 101)

Allah affirme bien qu’il remplace certaines de ses paroles par d’autres qui sont parfois meilleures, et il anticipe la critique sur cette inconsistance de son texte en arguant que cela relève de la sagesse de Dieu par nature incompréhensible aux humains. Mais cette défense est peu pertinente car le fait de le dire n’empêche pas la réalité des choses, la parole d’Allah n’est pas parfaite si lui-même décide que certains versets ne sont plus pertinents alors qu’il les a révélés quelques temps auparavant. Allah, dans sa toute-puissance, n’est-il pas en mesure de faire descendre un texte qui soit valable de manière intemporelle ? Et à l’argument qui affirme que c’est lié à la nécessaire adaptation au contexte et son évolution au fur et à mesure de la révélation il est aisé de rétorquer que rien ne serait plus facile à Allah, lui qui peut tout, que de faire descendre un texte en mesure de répondre à ce besoin d’évolution contextuelle, ou encore de rendre les humains aptes à se conformer à ses ordres, au lieu d’avoir à se justifier maladroitement pour défendre une révélation qui s’invalide elle-même. Il faut également relever qu’Allah lui-même déclare que certains des nouveaux versets sont meilleurs que les anciens. Est-ce à dire que toute parole d’Allah n’est pas parfaite et que certaines gagnent à être améliorées ? Cette affirmation concernant un dieu omniscient et tout puissant n’a pas de sens. D’ailleurs elle entre en contradiction avec un autre verset du coran affirmant : « Telle est la règle d'Allah appliquée aux générations passées. Et tu ne trouveras jamais de changement à la règle d'Allah. » (48 : 23).  L’existence même de l’abrogation par Allah de ses propres versets est un signe fort de la nature humaine et non divine du texte coranique.

D’autres contradictions parsèment le coran et en voici une liste non-exhaustive :

 

§  « Votre Seigneur, c'est Allah, qui a créé les cieux et la terre en six jours » (7 : 54) et « Dis: «Renierez-vous [l'existence] de celui qui a créé la terre en deux jours et Lui donnerez-vous des égaux? Tel est le Seigneur de l'univers, c'est Lui qui a fermement fixé des montagnes au-dessus d'elle, l'a bénie et lui assigna ses ressources alimentaires en quatre jours d'égale durée. [Telle est la réponse] à ceux qui t'interrogent. Il S'est ensuite adressé au ciel qui était alors fumée et lui dit, ainsi qu'à la terre: «Venez tous deux, bon gré, mal gré». Tous deux dirent: «Nous venons obéissants». Il décréta d'en faire sept cieux en deux jours et révéla à chaque ciel sa fonction. Et Nous avons décoré le ciel le plus proche de lampes [étoiles] et l'avons protégé. Tel est l'Ordre établi par le Puissant, l'Omniscient. » (41 : 9 – 12).

Allah a-t-il créé la Terre et les cieux en 6 ou en 8 jours (2 + 4 + 2) ? Il y a ici une contradiction flagrante.

 

§  « Parmi ces messagers, Nous avons favorisé certains par rapport à d'autres. Il en est à qui Allah a parlé; et Il en a élevé d'autres en grade. » (2 : 253) et « Et ceux qui croient en Allah et en Ses messagers et qui ne font point de différence entre ces derniers, voilà ceux à qui Il donnera leurs récompenses. » (4 : 152).

Faut-il ou ne faut-il pas faire de différence entre les messagers d’Allah ? Il reconnait qu’il a créé des différences entre eux mais il exhorte à ne pas leur reconnaître de différences.

 

§  « Ainsi avons-Nous montré à Abraham le royaume des cieux et de la terre, afin qu'il fût de ceux qui croient avec conviction. Quand la nuit l'enveloppa, il observa une étoile, et dit: «Voilà mon Seigneur!» Puis, lorsqu'elle disparut, il dit: «Je n'aime pas les choses qui disparaissent». Lorsqu'ensuite il observa la lune se levant, il dit: «Voilà mon Seigneur!» Puis, lorsqu'elle disparut, il dit: «Si mon Seigneur ne me guide pas, je serai certes du nombre des gens égarés». Lorsqu'ensuite il observa le soleil levant, il dit: «Voilà mon Seigneur! Celui-ci est plus grand» Puis lorsque le soleil disparut, il dit: «O mon peuple, je désavoue tout ce que vous associez à Allah. Je tourne mon visage exclusivement vers Celui qui a créé (à partir du néant) les cieux et la terre; et je ne suis point de ceux qui Lui donnent des associés.» » (6 : 75 – 79) et « Abraham n'était ni Juif ni Chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (Musulman). Et il n'était point du nombre des Associateurs. » (3 : 67)

Abraham a-t-il ou n’a-t-il pas été un associateur ?

 

§  « Nulle contrainte en religion » (2 : 256) et « Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salât et acquittent la Zakât, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »  (9 : 5)

N’y a-t-il pas de contrainte en religion ou faut-il contraindre par la force les mécréants à croire ?

 

§  « Nulle contrainte en religion » (2 : 256)  et l’ensemble des règles religieuses contraignantes du coran.

N’y a-t-il pas de contrainte en religion ou existe-t-il des dogmes, des rites, des lois et des normes religieuses à suivre ?

 

§  « Gloire à Allah le Meilleur des créateurs!» (23 : 14) ; « Invoquerez-vous Baal (une idole) et délaisserez-vous le Meilleur des créateurs, » (37 : 125)

Allah se qualifie de meilleur des créateurs, ce qui sous-entend qu’il y en a d’autres alors qu’Allah affirme par ailleurs être le seul dieu. Il ne se qualifie pas de véritable ou réel créateur, mais de meilleur.

Ces quelques exemples, bien loin d’être exhaustifs montrent bien que malgré ses affirmations et sa soit-disant perfection le coran est bien un texte comprenant des contradictions, ce qui en soit est une autre contradiction car Allah déclare : « Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? S'il provenait d'un autre qu'Allah, ils y trouveraient certes maintes contradictions ! » (4 : 82). Cette phrase affirmant qu’il n’y a pas de contradiction entre elle-même en contradiction avec le fait qu’il y ait des contradictions. Et c’est alors faire ce qui est demandé et méditer sur le coran qui pousse à réfuter sa nature divine. En effet Allah lui-même y indique que si le coran ne provenait pas de lui on y trouverait maintes contradictions. Réfuter la nature divine du coran revient alors ici à suivre cette injonction : le coran a des contradictions, il doit donc nécessairement provenir d’un autre qu’Allah.

Sommaire

SOMMAIRE   INTRODUCTION  I – LA NOTION DE DIEU DEISTE 1-      Une solution de facilité 2-      L’existence d’un dieu n’est pas nécessaire 3-...