jeudi 16 mai 2024

I - 4) La question du pourquoi

 

Au-delà de la question de la cause première la croyance en Dieu donne aux croyants un certain réconfort en répondant à la question du pourquoi. L’être humain est ainsi fait qu’il a tendance à chercher un sens aux choses. Une existence qui soit uniquement le fruit d’une succession quasi ininterrompue de causes et de conséquences apparemment hasardeuses depuis des milliards d’années peut sembler trop insensée pour beaucoup. La croyance en Dieu permet alors de se conforter dans le fait que l’existence est le fruit d’un projet, d’un plan, que l’on n’est pas juste un éphémère être vivant apparu sans but et amené à disparaître sans plus d’importance. On n’est alors plus une aberration statistique perdue dans l’absurdité d’une réalité fondamentalement improbable et incompréhensible en son essence. A la froideur strictement matérialiste s’oppose la chaleur réconfortante de la spiritualité (je tiens toutefois à rappeler que la croyance en Dieu n’est pas nécessaire à la spiritualité, et que la spiritualité n’est pas nécessaire à une vie heureuse et équilibrée).

I - 5) Le non-intérêt de savoir si un dieu sans dogme existe

 

La croyance en un Dieu créateur non accompagnée d’un dogme, n’a en soi que très peu d’intérêt. Croire ou non en une force démiurge n’a aucun impact sur la vie quotidienne. On peut croire ou ne pas croire sans aucune incidence sur la manière de mener son existence. Dans un tel paradigme le croyant n’est pas plus affecté que le non croyant par l’existence ou non de Dieu. Cette existence me paraît hautement non plausible, mais à terme la question, hors de tout cadre religieux, ne m’intéresse pas particulièrement.

I - 6) L'absence de preuves

 

Il n’existe aucune preuve concrète de l’existence d’un quelconque Dieu. Tout comme il n’existe aucune preuve de son inexistence. Depuis les millénaires, à minima, que la notion de dieu existe les Hommes ont cherché à en prouver l’existence, aucune preuve n’a été trouvée. Entretemps, alors que certains s’échinaient à prouver l’existence de ce Dieu en quoi ils croyaient, de nombreux autres ont prouvé l’existence de choses que personne ne pouvait même soupçonner (par exemple ultra-violet, micro-onde, relativité, énergie atomique, infiniment petit, chimie moléculaire, génétique, biologie avancée,…). Il y a donc tout lieu de croire que quand on cherche on trouve, d’autant plus sur un sujet aussi fondamental que celui-ci. Ma conclusion, qui n’est pas une preuve bien entendu mais une déduction que j’estime extrêmement probable suite à un raisonnement logique et donc faillible, est que Dieu n’existe pas.

mercredi 15 mai 2024

I - 7) Le manque de définition claire

 

Chercher à prouver l’existence de Dieu est en soi impossible car on ne sait pas ce qu’est Dieu. Il n’existe pas de définition claire de ce que les gens entendent par Dieu. Ainsi, au sein d’une même religion, d’un même mouvement de pensée, les définitions fondamentales vont varier entre les différents croyants. Vouloir prouver l’existence de quelque chose qu’on n’arrive pas à concevoir est cependant possible, c’est même le fondement de la recherche en mécanique quantique (de ce que j’en comprends), mais dans le cas de la science il existe des indices concrets qui donnent des indications sur la direction à suivre au chercheur. En métaphysique la définition dépend entièrement et exclusivement de l’imagination du croyant et de son culte ce qui rend la démarche totalement illogique.  

mardi 14 mai 2024

I - 8) Conclusion sur la notion de Dieu déiste

 

L’ensemble de ces réflexions, qui je le conçois peuvent être pertinentes pour moi mais pas pour d’autres, m’amènent à considérer l’existence d’un Dieu créateur comme hautement improbable, à tel point que je ne pense pas me tromper en estimant qu’il n’y en n’a pas. Je peux bien sûr à ce niveau être dans l’erreur, mais dans le pire des pires des pires des cas cette erreur n’aura aucune incidence sur la façon dont je mène ma vie et sur ma manière de penser car une telle croyance n’est associée à aucun dogme. En soi, comme je le disais précédemment, cette question de l’existence de Dieu n’a à mes yeux qu’une importance négligeable, elle ne représente pas un intérêt particulier à part pour l’exercice de réflexion.

II - La notion de Dieu révélé

 

En revanche ce qui peut avoir une influence sur ces choses est la croyance en un Dieu révélé, croyance sur laquelle je n’ai absolument aucun doute, un tel Dieu n’existe pas. Sur la notion de Dieu créateur au-delà de toute perception je peux douter (même si le doute est faible) mais en ce qui concerne un Dieu révélé, qui s’immisce dans les affaires humaines le doute n’est plus permis car en se révélant à nous Dieu se révèle faillible et sujet à l’erreur. A moins d’un Dieu imparfait, menteur, prenant parti, trompeur et dissimulateur (ce qui était le cas des dieux grecs par exemple) je ne vois pas comment il est possible de faire coïncider l’idée de perfection divine avec les textes des différentes religions révélées.

Pour aborder ce sujet je vais me focaliser sur les révélations de la tradition abrahamique (ancien testament, nouveau testament et coran), mais l’ensemble des textes de l’ensemble des milliers d’autres religions existant sur terre peut être soumis peu ou prou au même type de réfutation car, au-delà des différences dans les croyances, les mécanismes sous-jacents à la croyance en un dieu sont globalement les mêmes. C’est pourquoi, dans la partie ci-dessous, ce ne sera pas le contenu des textes qui sera critiqué mais bel et bien la manière dont la notion même de révélation divine telle qu’elle existe est incompatible avec la véracité de l’existence de Dieu.

Sommaire

SOMMAIRE   INTRODUCTION  I – LA NOTION DE DIEU DEISTE 1-      Une solution de facilité 2-      L’existence d’un dieu n’est pas nécessaire 3-...